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PATRIMOINE

Le Puiseautin

La région de Puiseaux, appelée le Puiseautin, est occupée depuis toujours, comme en témoignent les vestiges archéologiques retrouvées aux alentours dont la fontaine gallo-romaine de Bardilly.

Aux confins de la Beauce et du Gâtinais, le territoire regorge de pépites culturelles et naturelles. Laissez-vous charmer par ses châteaux, ses églises, ses lavoirs, ses moulins, le caquetoire roman de Boësses et venez-vous ressourcer au cœur d’un cadre naturel unique.

Son patrimoine, son histoire, sa campagne, ses massifs boisés, ses vallées verdoyantes en font le bonheur des promeneurs.

Puiseaux

L’existence de Puiseaux— Puteolis, signifiant Petit Puits — est attestée depuis l’an 1000 avec les 1er écrits. Le roi Louis VI le Gros fonde une abbaye dédiée à Notre-Dame. Des bâtiments conventuels sont construits pour y installer 12 religieux de l’ordre des Saints-Augustin en 1112. L’année suivante, le roi change d’avis et donne la ville à l’abbaye Saint-Victor de Paris qui en sera propriétaire jusqu’à la Révolution. Notre-Dame de Puiseaux est restée un prieuré jusqu’à sa suppression en 1545, date de l’actuel presbytère. (II n’existe aucune trace de construction de la 1ère église, la partie romane actuelle est construite de 1200 à 1260).

Il est probable que cette construction a accompagné celle de la 1ère enceinte fortifiée comme l’indique un plan de 1497.

Les grands travaux de modernisation de Puiseaux se font sous l’impulsion du prieur André de Rély à la fin du 15ème siècle. Il obtient du roi Charles VIII en 1493 de faire ceindre et clore de murs la ville aux frais des habitants, les dispensant de payer des impôts.

Parmi ces travaux, le transfert du cimetière de la Place Saint-Jean à son lieu actuel. Il y fait construire une chapelle dédiée à notre Notre-Dame de Pitié et offre une piéta datée de 1485 qui orne son autel Conjointement à l’édification de la 2ème fortification – il reste deux tours visibles – il fait construire une halle à quatre pans. Une halle existait postérieurement dans la 1ère enceinte et ne fut démolie que bien après.

Le prieur André de Rély est assassiné en 1502 par les frères Hutin de Châtillon. Les registres paroissiaux, les plus anciens du Loiret attestent de ce tragique évènement.

La construction de la muraille est reprise par Guillaume de Turpin puis par Jacques de Bruges. La porte Saint-Jacques est achevée en 1512, peut-être nommée du nom de son architecte.

Il a fallu 25 ans pour ériger les 1250 mètres de murailles. 16 tours et 4 ponts avec des portes fortifiées ceinturaient Puiseaux. Par mesure de sécurité publique, elles ont été abattues à partir de 1783. L’église est également modifiée avec l’agrandissement des trois travées du côté sud, de la sacristie et de la chapelle du Sépulcre vers 1520.

Vestiges des murs d'enceinte

Seules des 16 tours initiales subsistent la tour de Rély et la Tourelle.

La Tourelle est construite en forme de fer à cheval. Elle ne pouvait pas servir de retranchement en cas d’attaque malgré ces cinq meurtrières à arquebuse.

La plus grande tour, destinée au prieur de Rély, est la plus importante des fortifications. Elle possède une porte piétonne surmontée d’une meurtrière en assommoir. Elle donnait sur une passerelle.

Mairie de Puiseaux

Sous l’égide de son maire, Emile Tinet, des grands travaux sont entrepris pour moderniser notre ville dans les années 1930. L’école des garçons, l’abattoir et la mairie, tous de même style architectural sont inaugurés en juillet 1934. La mairie accueille le bureau du juge de paix jusque dans les années 1950. Emile Tinet, arrêté en août 1944 puis déporté, est mort en Allemagne. Une rue de la ville, inaugurée en 1946, porte son nom.

Eglise Notre-Dame

C’est au début du 12ème siècle qu’une première église est construite. Il reste de cet édifice une tour romane soulignée d’arcs en plein-cintre et de modillons sculptés. Le chevet plat, visible du presbytère, est percé de deux rangées de trois fenêtres avec des motifs en dents de scie datés du 13ème siècle.

Au 15ème siècle, le clocher est surmonté d’un étage octogonal comportant de longues fenêtres garnies d’abat-son.

Admirez à l’extérieur au milieu du portail Une Vierge allaitant. A l’intérieur de l’église, découvrez la porte Renaissance de la chapelle, le sépulcre, le buffet d’orgue daté de 1646, les vitraux rappelant les visiteurs royaux. Notre-Dame est classée aux Monuments Historiques en 1862.

Clocher tors

Le clocher tors, fierté de notre ville, avec ses 66 mètres est le plus haut de France. Environ 70 sont recensés. Sa torsion n’a pas été voulue par l’architecte. Un incendie, provoqué par la foudre, le détruisit en 1785. Le mouvement de torsion du poinçon central est dû à une légère déformation à la suite d’un mauvais séchage, ce qui entraîna la déformation de la flèche de 1/8ème de tour. Les restaurations successives de la charpente et la toiture ont suivi ce phénomène naturel.

La ville de Puiseaux est adhérente de l’Association des Clochers Tors d’Europe.

Jardin de la Mairie

Depuis le jardin, on peut admirer l’architecture de l’église, le clocher tors. La porte murée sur la gauche permettait aux religieux de Saint-Victor de passer du couvent à l’église.

Sur la droite le long du mur du presbytère, on distingue les restes d’une tour de la première enceinte dont la base faisait 8 mètres de diamètre et les murs 1,50 mètre d’épaisseur.

Le monument des Déportés est inauguré en août 1948, en hommage aux 14 Puiseautins arrêtés et conduits dans les bagnes nazis. Seuls trois Puiseautins sont rapatriés en juin 1945 dont l’Abbé Retaureau qui est à l’origine de la construction du monument. Il meurt en juillet 1948 des suites des sévices subis à Dora.

La Halle

Œuvre d’André de Rély, d’après les plans de 1698, elle est construite avec un toit à quatre pans.

Elle est ensuite transformée par un toit à deux pans et à trois travées. Dans les années 1860, avec la circulation grandissante vers Paris, la rue de Paris est trop étroite. La façade sud-est est occupée par trois maisons. Frappés d’alignement, la halle subit un remaniement complet. Un nouveau pignon monumental est édifié avec le blason de l’abbaye de Saint-Victor, il est percé de trois portes surmontées de clés de voûte réalisées par le sculpteur Jules Blanchard, natif de Puiseaux.

Parc Dumesnil

Qui êtes-vous Louise Dumesnil, généreuse donatrice de Puiseaux?

Née à Paris le 22 novembre 1871, elle est issue d’une longue lignée de personnalités qui ont marqué l’histoire de notre ville, dont le poète Guillaume Bézille, donateur de l’allée menant au cimetière en 1680. Son grand-père Antoine Dumesnil est le 1er maire de la République nouvelle en 1790. Deux autres Dumesnil sont maires à leur tour, dont son oncle Antoine-Jules, à l’origine de la restauration et du classement de notre église en 1862.

Célibataire, Louise s’occupe activement des déshérités tout au long de sa vie. Elle s’est illustrée pendant la Grande Guerre comme infirmière-major et sa conduite exemplaire lui a valu plusieurs décorations.

Héritière du Parc Dumesnil et de la grande maison familiale du Carrefour de la Lune, dès 1932, elle envisage de faire don de ce parc aux fins d’y construire un stade, un jardin d’enfants et une maison de repos.

Le Conseil Municipal est informé de cette donation dès 1941. Il faudra attendre l’expiration du bail de l’exploitant agricole pour que l’acte officiel soit signé en 1947. Selon la volonté de la bienfaitrice, le terrain de sports portera le nom de Stade Dumesnil-Gondinet en mémoire de son beau-frère. Le stade et le jardin d’enfants sont réalisés rapidement. L’inauguration a lieu en grande pompe en 1951.

L’édification de la maison de retraite est remise à plus tard, la donatrice ayant accordé un délai de 25 ans pour son exécution. Le projet est soumis à Monsieur Sellier, architecte d’arrondissement à Pithiviers en 1955. La question du financement n’était pas facile à résoudre: la dépense engagée pouvait s’évaluer à 150 millions environ!

La première pierre est posée par Mademoiselle Dumesnil elle-même au début de juillet 1957 et dès lors les travaux se poursuivent sans interruption jusqu’à son ouverture le 1er juillet 1959. Conçue avec tout le confort (ascenseur, eau chaude et froide dans toutes les chambres, salles de bains) ce bâtiment offre une vie paisible et exempte de tout souci à ceux qui viennent s’y retirer.

Les 65 chambres de la maison de retraite (à 1-2 et 3 lits) abritent 96 personnes, hommes et femmes. Marguerite Audier en assure la direction. En 1959, exceptée la ville d’Orléans, il n’y a dans le Loiret que deux maisons de retraite similaires, à Neuville-aux-Bois et à Gien.

Louise Dumesnil s’éteint quelques mois plus tard, le 16 mars 1960. Dans son testament, elle charge la commune, en compensation de ses dons, d’entretenir à perpétuité les sépultures des neuf tombes Dumesnil, celles de Bézille, père et fils. L’avenue plantée d’arbres prendra le nom d’Avenue du Parc Louise Dumesnil, la partie du Clos, propriété de la Maison de Retraite devra porter le nom de Parc Saint Roch.

Sources: bulletin municipal 2002, 2006, archives de la mairie, article paru en mars 1961 sur Val de Loire Orléanais.

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Une partie de ces ouvrages sont en vente à la boutique :
La Caverne de Dalila : Puiseaux

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